Afin d’éviter une propagation de l’hantavirus sud-américain Andes, un arrêté a été pris par la ministre en charge de la santé le 9 mai 2026 pour établir les premières mesures à respecter. Le texte prévoyait que les personnes ayant été à bord du navire MV Hondius devaient faire l’objet d’une évaluation médicale et épidémiologique dès leur arrivée sur le territoire national pour apprécier les signes cliniques et le risque de transmission. C’est selon cette évaluation que le préfet pouvait ensuite décréter des mesures de quarantaine ou d’isolement d’une durée de 14 à 42 jours, soit au domicile de la personne, soit dans un lieu d’hébergement désigné par lui-même. Il était précisé que l’état de santé des personnes devait régulièrement être réévalué et que les mesures de quarantaine pouvaient être levées si les conditions sanitaires le permettaient.
Le jour suivant, un décret a été promulgué, abrogeant ainsi l’arrêté du 9 mai. Le nouveau texte prévoit que les passagers du navire sont d’office placés en quarantaine dans un établissement de santé pour la durée nécessaire à la réalisation d’une évaluation médicale et épidémiologique. En fonction des résultats obtenus, les personnes seront maintenues en quarantaine ou placées à l’isolement pendant 42 jours. De plus, le décret prévoit que les personnes ayant été en contact avec les personnes infectées peuvent également faire l’objet de mesures de quarantaine ou d’isolement en cas de risque sérieux d’infection. Le texte ajoute que les passagers des vols reliant Sainte-Hélène à Johannesburg et Johannesburg à Amsterdam en date du 25 avril 2026 doivent également respecter une mesure de quarantaine à domicile dans l’attente d’une évaluation de leur risque d’infection effectuée dans les 3 jours suivant leur signalement.